Bruno Monnier, sauvegarder et transmettre notre culture

Fonctions

Bruno Monnier est le Président-fondateur de Culturespaces et de la Fondation Culturespaces.

Culturespaces a été créée en 1990, sur le modèle du "National Trust of England" pour proposer aux institutions publiques et aux collectivités un service global de gestion, culturelle et économique, de leurs monuments historiques et musées. Culturespaces gère aujourd’hui, en délégation de service public, 13 établissements qui accueillent plus de 2 millions de visiteurs par an, avec 250 salariés et un budget de 26 millions d’euros en 2012. Cette institution culturelle privée ne reçoit aucune subvention et vit sur ses propres ressources.

La Fondation Culturespaces a été créée en 2009 pour ouvrir les monuments historiques et les musées aux enfants éloignés de l’offre culturelle : en longue maladie, souffrant d’handicaps ou vivant dans les quartiers défavorisés. Elle fait découvrir des monuments et des musées chaque année à plus de 1000 enfants dans 5 régions de France.

25 ans pour créer un nouveau modèle d'animation culturelle et de gestion des monuments et musées

Bruno Monnier est diplômé de Sciences Po Paris et du MBA d’HEC, licencié en droit et en histoire de l’art. En tant qu’étudiant, il crée avec Olivier Pounit-Gibert en 1975 pour le château de Versailles le premier service de transport de visiteurs du Domaine. Aujourd’hui repris par Véolia-Connex, il  transporte 500 000 visiteurs par an.

En 1981, à la fin de ses études, il entre à la direction du groupe Havas. Après avoir étudié les modes de gestion comparés des établissements culturels en Europe, il publie en 1985 un rapport sur sa conception de la démocratisation culturelle, fondée sur une gestion plus moderne du patrimoine. En 1986, il entre au cabinet du Secrétaire d’état à la culture, comme chargé de mission. Il devient responsable de la commission "Patrimoine 2000" et du projet du "Grand Versailles" qui a abouti à la création de l’établissement public de Versailles.

En 1990, pour mettre en pratique ses concepts de gestion dynamique des monuments et musées, il crée Culturespaces, avec l’aide de plusieurs groupes nationaux (Havas, Crédit national et Lyonnaise des eaux, devenue GDF SUEZ et principal actionnaire) afin de proposer un service global de gestion culturelle et économique, dans le cadre de délégations de services publics.

La même année, le maire d’Avignon lui confie la mise en valeur et la gestion complète pour 6 ans du Palais des Papes. Il réorganise la visite, crée de nouveaux services, organise les expositions : Botero en Avignon en 1993, Dubuffet, « Hauts lieux », paysages, 1944-1984 en 1994 et Picasso au Palais des Papes 25 ans après en 1995. La fréquentation passe de 450 000 visiteurs par an à 550 000.

En 1992, l’Académie des Beaux-arts lui confie la Villa Ephrussi de Rothschild et ses jardins, à Saint-Jean-Cap-Ferrat. Il organise sa mise en valeur et sa restauration, crée de nouveaux services. En  20 ans, le nombre de visiteurs passe de 50 000 à 156 000 par an.

En 1993, la commune des Baux-de-Provence lui confie le château des Baux-de-Provence. Dans ce site classé monument historique, il développe de nouveaux services et met en place une politique d’évènements et d’animations. Avec 280 000 visiteurs par an, le Château des Baux est désormais le deuxième monument le plus visité de la région PACA, après le Palais des Papes d’Avignon.

En 1996, la commune de Valencay lui confie son château, ayant appartenu à Talleyrand. Malgré beaucoup d’efforts de restauration des décors intérieurs et des jardins, une politique d’animation culturelle de qualité, la fréquentation n’est pas au rendez-vous et le contrat s’achève en 2008.

La même année, l’Institut de France lui confie le Musée Jacquemart-André, alors fermé depuis 3 ans. Après une complète réorganisation et mise en valeur, la fréquentation atteint dès la première année 200 000 visiteurs. A partir de 2011, il y organise de grandes expositions comme Fra Angelico et les Maîtres de la lumière (250 000 visiteurs), Les Frères Caillebotte (210 000 visiteurs), Canaletto-Guardi, les deux maîtres de Venise (240 000 visiteurs) ou Eugène Boudin (225 000 visiteurs). Le Musée occupe une position remarquée dans le paysage culturel parisien.

Au cours des 10 premières années qui suivront la création de Culturespaces, Bruno Monnier développe les principes qui marqueront durablement son organisation : mettre l’expérience du visiteur au cœur de l’organisation de chaque établissement, ouvrir tous les jours de l’année, offrir gratuitement les supports pédagogiques (audioguide, livret-jeux, application multimédia…), proposer des tarifs pour les familles, veiller à une grande qualité scientifique dans les expositions, ouvrir le soir aux événements d’entreprises, gérer avec rigueur et sans recevoir de subventions, dégager des excédents permettant de restaurer les collections et les bâtiments.

En 1999, le maire de Mulhouse lui confie la Cité de l’Automobile, avec le plus grand musée technique français : le Musée national de l’Automobile qui expose sur 20 000 m2 la collection Schlumpf et accueille 187 000 visiteurs par an en 2012.

En 2001, l’Institut de France lui confie la Villa Grecque Kérylos à Beaulieu-sur-Mer qui accueille 57 000 visiteurs par an.

En 2002, la ville d’Orange lui confie son Théâtre Antique, classé au Patrimoine Mondial de l’Humanité et accueillant 190 000 visiteurs par an.

En 2004, l’intercommunale Waterloo 1815 lui confie le Champ de bataille de Waterloo qui accueille 156 000 visiteurs par an.
La même année, la ville de Mulhouse et la SNCF lui confient une mission d’assistance pour la Cité du train qui accueille 92 500 visiteurs par an.

En 2006, la ville de Nîmes lui confie la gestion des ses monuments romains : les Arènes, la Maison Carrée et la Tour Magne. Après une complète mise en valeur et la création des Grands Jeux Romains, la fréquentation passe de 250 000 à 555 000 visiteurs par an. Ce contrat est renouvelé en 2012.

En 2009, Bruno Monnier crée la Fondation Culturespaces, sous l’égide de la Fondation du Patrimoine.
Elle a pour vocation de rendre les arts et le patrimoine accessibles à des enfants et des adolescents fragilisés par la maladie ou confrontés aux problématiques liées à la précarité. Elle met en place des actions qui visent à ouvrir le regard des enfants sur les richesses historiques et patrimoniales à travers la découverte de monuments historiques et de musées.
Des partenariats pérennes sont établis avec des structures d’accueil d’enfants : centres sociaux, hôpitaux pédiatriques, maisons d’enfants à caractère social, associations... La Fondation collabore notamment avec l’Hôpital Necker - Enfants Malades, le CHU de Nîmes et Apprentis d’Auteuil, l’Institut Curie.

En 2010, sensibilisé aux difficultés croissantes que vont rencontrer les musées dans les décennies futures pour obtenir des œuvres de qualité pour leurs expositions temporaires, Bruno Monnier lance le concept d’expositions d’œuvres d’art dématérialisées. La commune des Baux-de-Provence lui confie d’immenses carrières sans aucune lumière du jour, dans lesquelles il crée la plus importante installation multimédia fixe au monde, au service de ce nouveau genre d’expositions multimédia. Pour leur première année d’ouverture en 2012, les Carrières de Lumières et l'exposition multimédia "Gauguin-Van Gogh" ont accueilli 239 000 visiteurs. En 2014, avec "Klimt et Vienne", la fréquentation atteint les 478 000 visiteurs. 

En 2011, Bruno Monnier fait évoluer Culturespaces avec l’acquisition et la création d’un nouveau lieu d’art et de culture : Caumont Centre d'Art à Aix-en-Provence.
En 2015 et après une complète restauration, Caumont Centre d'Art a ouvert ses portes et accueille aujourd'hui de grandes expositions temporaires, dédiés aux grands noms de l’histoire de l’art du XIVème au XIXème siècle.    

La même année, la Fondation Dina Vierny choisit de confier à Bruno Monnier les expositions du musée Maillol à Paris. La programmation remettra à l’honneur l'art moderne et contemporain tel que l’avait voulu sa fondatrice Dina Vierny. Le musée réouvrira ses portes en septembre 2016.

Citations

« Notre patrimoine est une source d’émerveillement et de connaissance inépuisable : monuments magnifiques, musées aux collections sublimes, jardins étonnants… Faire vivre ce patrimoine, transmettre la passion de l’art et de l’histoire à un large public, telle est mon ambition depuis 20 ans », Bruno Monnier.  

« Transmettre à tous notre culture, créer une dynamique au sein des territoires et dégager de nouvelles ressources pour  sauvegarder notre patrimoine, c’est ma passion ! », Bruno Monnier.